Témoignage : Amandine

Témoignage : Amandine

Amandine nous livre sa vision et ses réflexions sur le hooping, partagez-vous le même avis ?

Avez-vous déjà traversé la ville avec vos cerceaux? C’est un peu comme promener un chien : tout le monde vient vous parler plus facilement, les regards se font insistants, les enfants vous fixent avec les yeux plein de paillettes, les personnes d’un certain âge affichent un grand sourire et vous lancent «Oh! des oula hop!!! J’ai bien connu ça… Mais ça fait mal au dos.»… «Hula-hoop Madame, mais on parle aujourd’hui de hoop-dance».

Oui, exit le « hula », qui fait référence au déhanché des danseuses polynésiennes, reste le « hoop », cerceau en anglais. Un simple cercle en plastique qui rend addict et qui a réussi à me faire danser (moi!!!) et à laisser un peu de côté mon cynisme. J’assume absolument et fièrement cette douce obsession, mais même si ça fait 5 ans que je pratique, c’est toujours aussi déroutant de voir les yeux rouler et les sourcils se froncer quand on parle de hoop-dance à certaines personnes. Quelle frustration de ne pas réussir à expliquer ce que cette pratique représente et nous apporte. L’image du bambin qui fait tournoyer un hula-hoop autour de sa taille est tenace. On oublie même que le hoop, comme jeu et pratique sportive, date de l’antiquité et était prescrit par Hippocrate pour renforcer le dos! Mais passons sur l’histoire du cerceau au fil des siècles et venons-en au hooping aujourd’hui, nourri des ses diverses influences, qui vont du cirque à la GRS, de la breakdance au poï, en passant par le yoga.

Il est depuis une petite dizaine d’années reconnu comme une discipline à part entière, même si il y a autant de hoopers qu’il y a de façons de le pratiquer. Et c’est sans doute une des choses qui me plaît le plus dans le hooping, il y a certes des figures de base mais chacun à sa façon de se mouvoir, ses enchaînements, une histoire à raconter… Le hooping est un « flow art », les figures demandent de la concentration, il faut du temps pour les intégrer complètement et pouvoir s’en libérer. Avec la pratique, on peut danser sans réfléchir, se laisser aller au rythme de la musique, du cerceau en contact sur son corps qui vient nous ancrer dans le présent et qui nous invite aussi à nous évader. Au cœur du cerceau, de ce cercle protecteur, on se perd et on se retrouve, on exorcise ses tensions, on s’affirme et on se libère: effet cathartique de la danse, expression de l’inconscient. Par ses mouvements séquentiels, la hoop-dance nous invite à méditer, à ouvrir le champ des possibles, elle stimule notre créativité.

Il ne faut pas oublier pour autant l’importante dimension ludique, l’improvisation, le partage avec les autres. Dans cette connexion et pleine conscience on est amené à faire de très belles rencontres. Et je pense, pour finir, à cette citation d’Augustin d’Hippone, car si elle parle de la danse en général, elle s’applique particulièrement bien à ma vision de la hoop-dance : «Je loue la danse car elle libère l’homme de la lourdeur des choses et lie l’individu à la communauté. Je loue la danse qui demande tout, favorise santé et clarté de l’esprit et élève l’âme.»

 

 Retrouvez Amandine sur sa page Hoop Session !
Les tutos en vidéo !
  • [TUTO] L’Octopus
  • [TUTO] Hoopdance Alphabet
  • [TUTO] Le Mandala
  • [TUTO] Plier 2 cerceaux ensembles
  • [TUTO] Escalator / Wrap / Wedgie
  • [TUTO] La Gatoun Hoop Dance
  • [TUTO] Comment plier son cerceau
  • [TUTO] Le One Handed Float
  • [TUTO] Séquence 1 – Horizontal Débutant
  • [TUTO] Changer de sens
  • [TUTO] Le Corkscrew
  • [TUTO] Le Passing sous la jambe
  • [TUTO] Le Vortex
  • [TUTO] Le Lift Down
  • [TUTO] Le Lift Up
  • [TUTO] Le Passing
  • [TUTO] Le Lasso
  • [TUTO] Cerceau à la taille et déplacements
  • [TUTO] Comment faire du hula-hoop à la taille ?
  • [TUTO] Comment choisir son cerceau ?